La convention de Balfour et l’important déclin de l’Empire Britannique, de British Petroleum (BP), Valdez, Horizon et leurs connexions avec Israël.
Par Bill Koenig
La pétrolière Anglo-Persian, qui est devenu la British Petroleum en 1954, a pressurisé le gouvernement britannique et la Société des Nations pour appuyer leur engagement envers la Convention de Balfour ; ainsi, Israël a reçu environ douze pour cent des terres qui leur étaient destinées.
Au moment de la Convention de Balfour (1917), à l’apogée de sa puissance, il était souvent dit que « le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire Britannique » parce que son extension à travers le monde faisait que le soleil brillait toujours sur au moins un de ses nombreux territoires.
L’Empire Britannique comprenait des dominions, des colonies, des protectorats, des mandats, et d’autres territoires dirigés ou administrés par le Royaume-Uni, qui provenaient des colonies d’outre-mer et des postes de traite installés par l’Angleterre à la fin du 16ième et de début 17ième siècles. Au sommet de sa puissance, c’était le plus grand empire de l’histoire et, pendant plus d’un siècle, a été la première puissance mondiale. En 1922, l’Empire Britannique régnait sur une population d’environ 458 millions de personnes, un quart de la population mondiale à l’époque, et couvrait plus de 13,000,000 miles carrés (33,670,000 kilomètres carrés), environ un quart de la surface totale des territoires de la Terre. En conséquence, son héritage politique, linguistique et culturel était très répandu.
Le 11 septembre 1922, le gouvernement britannique a présenté un mémorandum à la Ligue des Nations indiquant que la Transjordanie serait exclue de toutes les dispositions traitant de la colonie juive. À partir de ce moment, la Grande-Bretagne reconnaissait les terres à l’ouest du Jourdain comme étant la Palestine (ce qui était 23 pour cent de l’ensemble du territoire), et les terres à l’est du Jourdain comme étant la Transjordanie (constituant 73 pour cent du territoire sous mandat). En 1923, la Grande-Bretagne a cédé une partie des hauteurs du Golan à la Syrie qui était sous mandat français, en échange de la région de Metula.
Ce qui était le plus important pour de nombreux Juifs, c’était l’autorisation de s’installer en Palestine sous mandat contrôlé par la Grande-Bretagne. Afin d’essayer de maintenir la paix entre les populations juives et arabes, surtout après la révolte arabe de 1936-1939 en Palestine, la Grande-Bretagne limitait strictement l’immigration. Cette limitation est devenue presque absolue après le Livre Blanc (White Papers) de 1939, qui a presque arrêté toute immigration légale. Pendant la guerre, les sionistes ont organisé un effort illégal d’immigration mené par « Hamossad Le’aliyah Bet » (le précurseur du Mossad) qui a secouru des dizaines de milliers de Juifs européens des nazis en les expédiant en Palestine dans des embarcations de fortune. Un bon nombre de ces bateaux ont été interceptés et certains ont été coulés avec de grandes pertes de vies. Les efforts ont commencé en 1939, et le dernier bateau d’immigrants qui a tenté d’entrer en Palestine avant la fin de la guerre était la Struma, torpillé en Mer Noire par un sous-marin soviétique en février 1942. Le bateau a coulé, ce qui a provoqué la perte de près de 800 vies.
Les jours de l’Empire Britannique étaient comptés, et, dans l’ensemble, la Grande-Bretagne a adopté une politique de désengagement pacifique de ses colonies autrefois stables et des gouvernements non-communistes étant disponibles pour le transfert du pouvoir, contrairement à d’autres puissances européennes comme la France ou le Portugal qui menaient des guerres coûteuses et qui ont finalement échoué à maintenir leurs empires intacts. Entre 1945 et 1965, le nombre de personnes sous domination britannique en-dehors du Royaume-Uni lui-même avait diminué de 700 millions à 5 millions, trois millions d’entre eux se trouvant à Hong Kong.
L’Exxon Valdez et la connexion d’Israël
L’accident de l’Exxon Valdez s’est passé moins de 48 heures après que le personnel du Président George HW Bush et le Secrétaire d’État James Baker aient ouvert des pourparlers avec les Palestiniens le 22 mars 1989. Le problème du Valdez a commencé à se développer tard dans la nuit du 23 mars, avec le premier déversement à 00h05 le 24 mars.
Le 21 mars 1989 : Le Secrétaire d’État américain, James A. Baker, conclut qu’Israël pourrait devoir négocier directement avec l’Organisation de Libération de la Palestine.
Le Secrétaire d’État, James A. Baker III, en essayant d’atténuer l’impact de sa conclusion selon laquelle Israël pourrait devoir négocier directement avec l’Organisation de Libération de la Palestine, a réaffirmé mardi l’opposition de l’Administration Bush envers la création d’un État palestinien indépendant.
« C’est la politique des États-Unis de ne pas soutenir un État palestinien indépendant », a dit Baker à un panel de la Chambre. Sa déclaration était destinée à rassurer le Premier Ministre israélien, Yitzhak Shamir, qui a promis que son gouvernement ne renoncerait jamais au contrôle des territoires de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza qu’Israël a occupés pendant la guerre israélo-arabe de 1967. (Los Angeles Times)
Le 22 mars 1989 : L’Organisation de Libération de la Palestine a rejeté aujourd’hui une trêve de la violence.
Après son premier contact officiel avec l’Administration Bush, l’Organisation de Libération de la Palestine a rejeté aujourd’hui une trêve de l’insurrection violente dans les territoires occupés par Israël afin d’encourager des négociations de paix.
Le refus a été un échec envers l’approche du conflit israélo-arabe décrite par le Secrétaire d’État, James A. Baker III, qui a cherché à encourager une réduction de la violence et de la tension afin d’encourager des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens. (Reuters)
Le 23 mars 1989 : Arafat a déclaré que la deuxième réunion formelle entre les États-Unis et les représentants de l’Organisation de Libération de la Palestine a été positive.
Yasser Arafat a déclaré aujourd’hui que la deuxième réunion formelle entre les États-Unis et les représentants de l’OLP a été positive et témoigne de la volonté des deux côtés d’assurer le succès du dialogue.
À un journaliste qui a demandé au président souriant de l’Organisation de Libération de la Palestine si la réunion de mercredi était responsable de sa bonne humeur, Arafat a répondu : « Oui, exactement. »
Il a décrit le contenu de la rencontre entre l’ambassadeur américain, Robert H. Pelletreau, et Yasser Abed Rabbo, du Comité Exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine comme « positive et sérieuse », mais a donné peu de détails sur les discussions.
« Il y a un intérêt mutuel et une intention de mener ce dialogue à la réussite », a déclaré Arafat. (Associated Press)
Pelletreau et Abed-Rabbo se sont réunis pendant 4 1/2 heures à la maison des invités de Dar el Maghreibia du gouvernement tunisien, avec deux conseillers présents pour chaque côté. L’ambassadeur n’a pas parlé de la réunion et a renvoyé toutes les demandes au Département d’État. (New York Times)
Le 23 mars 1989 : Les leaders juifs évitent tout commentaire sur les pourparlers de paix :
Les dirigeants juifs du monde entier ont publié une déclaration générale de soutien envers Israël mercredi, mais ont contourné la question de plus en plus controversée de la forme des prochains pourparlers de paix au Moyen-Orient.
La proclamation définitive, le fruit d’une conférence de solidarité de trois jours avec environ 1500 délégués, a tenté de conserver des thèmes justes et vrais.
Les 23 et 24 mars 1989 : L’Accident de l’Exxon Valdez
L’Exxon Valdez quitte le terminal pétrolier de Valdez en Alaska à 21h13, le 23 mars 1989 à destination de Long Beach, en Californie. Un pilote du port guide le navire dans le Détroit de Valdez avant de quitter le navire et de rendre le contrôle du navire à Joseph Jeffrey Hazelwood, le capitaine du navire. Le navire manœuvre dans la voie de navigation afin d’éviter les icebergs. Après les manœuvres, et un peu après 11 heures, il laisse le troisième lieutenant, Gregory Cousins, en charge de la timonerie et le matelot Robert Kagan à la barre, les deux n’ayant pas eu leur période de repos obligatoire de 6 heures avant que commence leur période de service de 12 heures. Le navire était sur le pilotage automatique, utilisant le système de navigation installé par la société qui a construit le navire. La voie de navigation extérieure étant couverte d’icebergs, alors le capitaine du navire, Hazelwood, a obtenu la permission de la Garde Côtière de sortir par la voie de navigation intérieure. Le navire a heurté Bligh Reef aux environs de 00h04 heure le 24 mars 1989.
Commençant trois jours après l’échouement (le 27 mars), une tempête pousse de grandes quantités de pétrole frais sur les côtes rocheuses de nombreuses plages de la chaîne de Knight Island.
Le résultat fut la plus grande marée noire de l’histoire des États-Unis : 11 millions de gallons couvrant 11,000 de miles carrés, y compris 1,300 miles de littoral vierge. Ce déversement a dévasté l’économie locale ainsi que l’environnement. Les pertes estimées pour l’industrie de la pêche sportive à elle seule a été de près de 600 millions de dollars au cours des deux années qui ont suivi l’accident. Dans les premiers jours, environ 250 000 oiseaux de mer ont péri, ainsi que des milliers de loutres et de phoques. Malgré les milliards de dollars pour le nettoyage, les effets environnementaux du déversement sont toujours présents. Une grande partie du pétrole s’est infiltrée sous la surface des plages touchées, se décomposant à un taux d’environ trois à quatre pour cent par année. Les animaux qui creusent dans le sable pour leur alimentation continuent à être contaminés.
Le déversement de pétrole du Oil Horizon de British Petroleum (BP) a commencé le 20 avril.
Le déversement du Horizon de BP dans le Golfe du Mexique a commencé le 20 avril, au moment même où l’équipe d’Obama faisait des pressions sur Israël pour relancer les pourparlers. BP et les États-Unis continuent de travailler pour contenir le déversement de pétrole, qui devrait être plus gros en taille que celui de l’Exxon Valdez.
Les deux plus gros déversements de pétrole dans l’histoire des États-Unis correspondent à des actions des États-Unis concernant la terre promise d’Israël et les pourparlers avec les Palestiniens. Les déversements ont et seront la cause de l’abandon par l’Amérique à d’autres explorations maritimes et deviendront ainsi encore plus dépendants envers les États voyous pour leur pétrole.
http://www.watch.org/showprint.php3?idx=128174&mcat=1&rtn=/index.html
Traduit par Oscar Blais





